septembre 9, 2026
J’ai relu mes résolutions du 1er janvier l’autre jour. Sur les six que je m’étais fixées, il m’en reste deux. Et encore, à moitié. Franchement, ça m’a fait rire jaune.
Le truc, c’est qu’on parle tout le temps de « bonnes habitudes » comme si c’était un interrupteur. Tu décides, tu fais, ça rentre. Sauf que non. Ça ne marche jamais comme ça, et je pense que la plupart des gens qui vendent des méthodes miracles le savent très bien.
Le vrai problème : les mauvaises habitudes qu’on ne voit même plus
Il y a un article que j’ai lu récemment sur les tailleurs de vigne. Oui, les gens qui taillent les ceps dans les vignobles. Ça peut paraître loin de nos préoccupations quotidiennes mais c’est étonnamment parlant.
En gros, des coachs interviennent maintenant sur les parcelles pour observer les tailleurs pendant qu’ils bossent. Et la citation qui m’a marqué c’était un truc du style « on prend vite des habitudes qui peuvent faire plus de dégâts qu’on ne le pense ». Appliqué à la vigne, c’est une taille mal foutue qui abîme le cep sur des années. Appliqué à nous, c’est exactement la même chose. Sauf que le cep, c’est nous.
Perso, je trouve que c’est la meilleure manière d’aborder le sujet. Avant de vouloir installer de nouvelles routines, il faudrait déjà repérer les vieilles qui pourrissent tout. Genre le fait de checker son téléphone dès qu’on ouvre les yeux le matin — que ce soit pour les réseaux, les mails, ou même pour réclamer des bonus sur un site. Ou de manger devant l’écran. Ou de dire oui à tout au boulot alors qu’on est déjà à flot.
Pourquoi la volonté ne suffit pas (et n’a jamais suffi)
On te vend l’idée que si tu tiens 21 jours, c’est gagné. C’est faux. J’ai testé, plusieurs fois. Au jour 22 tu peux tout envoyer valser en une soirée.
Ce qui marche mieux, d’après ce que j’observe autour de moi et sur moi-même, c’est l’environnement. Tu veux courir le matin ? Prépare tes affaires la veille. Tu veux moins scroller ? Mets ton tel dans une autre pièce. C’est bête à dire mais ça change tout. La volonté, c’est un muscle qui fatigue. L’environnement, lui, il bosse tout seul.
D’ailleurs, ça vaut aussi pour tout ce qui touche aux loisirs qui peuvent devenir chronophages. Que ce soit les séries, les réseaux, ou des plateformes comme les jackpots de Fatboss Casino où l’engagement peut vite grimper si on ne fixe pas ses propres règles au départ. Tout ce qui est conçu pour capter l’attention demande qu’on décide à l’avance combien de temps on lui donne, sinon il en prend plus.
Le « tri mental » : un truc que j’ai piqué aux managers
Il y a un concept qui traîne dans les milieux du management et que je trouve pas mal : le tri mental. L’idée c’est de faire une pause régulière (pas une fois par an au moment des résolutions, hein) pour lister ce qui prend de la place dans ta tête et voir ce qui mérite encore d’y être.
Un genre de ménage de printemps mais version cerveau.
Comment je le fais concrètement
Une fois par mois, en général le premier week-end, je prends 30 minutes avec un carnet. Pas d’appli, pas d’écran. Et je note :
- Les habitudes que j’ai gardées ce mois-ci sans trop y penser
- Celles que je disais vouloir tenir et que j’ai laissé filer
- Ce qui bouffe mon énergie sans que je m’en rende compte
- Une seule chose que je veux ajouter le mois prochain (une seule, pas dix)
Ça a l’air simpliste mais ça marche mieux que toutes les listes de résolutions que j’ai jamais faites.
Santé, sommeil, sobriété : les basiques qu’on néglige
Il y a des collectivités qui bossent sur la promotion de la santé au quotidien, notamment en Seine-Saint-Denis où le département met en avant des actions dans les quartiers. Et ce que je retiens de ce genre d’initiatives, c’est que les habitudes de santé, elles se construisent souvent collectivement, pas dans son coin.
Marcher avec des voisins. Cuisiner à plusieurs. Aller aux ateliers du quartier. Ça a l’air ringard dit comme ça mais c’est mille fois plus efficace qu’une appli qui te met une notif.
Ce qui aide vraiment (sans révolution)
| Habitude | Difficulté à installer | Impact ressenti |
|---|---|---|
| Boire un grand verre d’eau au réveil | Très faible | Élevé sur l’énergie du matin |
| Marcher 20 min après le repas du midi | Faible (si le boulot le permet) | Digestion, humeur, sommeil |
| Couper les notifs entre 21h et 8h | Moyenne (peur de rater un truc) | Sommeil radicalement meilleur |
| Cuisiner un vrai plat le dimanche pour la semaine | Moyenne à élevée | Économies + moins de junk en semaine |
| Lire 10 pages avant de dormir | Faible | Endormissement plus rapide |
Aucune de ces habitudes n’est révolutionnaire. Aucune ne demande de matériel, d’appli ou de coach à 200 balles la séance. Et pourtant, empilées, elles changent une vie.
La discipline collective : ce que les sportifs de haut niveau savent
J’écoutais Camavinga (oui je suis footeux, désolé) qui parlait de son équipe en disant en substance qu’il faut attaquer ET défendre ensemble. C’est valable pour une équipe de foot mais c’est valable pour à peu près tout dans la vie.
Une bonne habitude, c’est plus facile à tenir quand quelqu’un la tient avec toi. Un pote de course. Un collègue qui déjeune sain. Une coloc qui range le soir. Tu n’as pas besoin d’être motivé, tu as besoin d’être un peu embarqué.
Et les ressources qu’on épuise sans s’en rendre compte
Petite parenthèse. J’ai lu récemment un point sur les nappes phréatiques en Charente-Maritime. Elles se rechargent lentement, elles s’épuisent vite, et si on ne change pas certaines habitudes de consommation, on va dans le mur. Je trouve que c’est une bonne métaphore pour nos propres réserves d’énergie mentale.
Elles ne sont pas infinies. Elles se rechargent la nuit, le week-end, en vacances. Si on tire dessus tous les jours sans jamais fermer le robinet, il ne reste plus grand-chose. Nos habitudes de repos comptent autant que nos habitudes de production.
Bref. Créer de bonnes habitudes, ce n’est pas empiler des routines nouvelles jusqu’à l’overdose. C’est souvent enlever des trucs. Faire de la place. Choisir deux ou trois piliers et les rendre absolument non négociables. Le reste suivra ou pas, mais au moins l’essentiel tient.
FAQ
Combien de temps pour installer une nouvelle habitude ?
Les 21 jours c’est un mythe. Les études sérieuses parlent plutôt d’une fourchette qui va de deux à huit mois selon la complexité de l’habitude et la personne. Bref, sois patient et arrête de compter les jours.
Comment faire quand on rechute sur une vieille habitude ?
Tu ne rechutes pas, tu vis. Le tout c’est de ne pas enchaîner deux jours ratés. La règle du « jamais deux fois d’affilée » est probablement le truc le plus utile que j’ai jamais lu sur le sujet.
Est-ce qu’il vaut mieux commencer petit ou viser gros ?
Petit. Toujours petit. 5 minutes de sport, une page de lecture, un verre d’eau. Une fois que le geste est ancré, tu peux augmenter. Viser gros dès le début c’est le meilleur moyen de tout lâcher en deux semaines.
Faut-il tout tracker avec des applis ?
Perso, je trouve que ça devient contre-productif au-delà d’un certain point. Tu passes plus de temps à cocher des cases qu’à faire les choses. Un carnet papier et une check hebdo, ça suffit largement dans 95% des cas.






